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A fond et sans répit

Volvo Ocean Race Jour 7

team AkzoNobel prend les commandes !

 

 

Dans la descente du Pacifique, cap vers Auckland, ce sont les néerlandais de team AkzoNobel qui mènent la flotte, à un peu moins de 600 milles nautiques de l’hémisphère sud, qui se méritera, puisque son accès implique un passage du Pot-au-Noir (troisième fois dans cette édition 2017-18), qui a le pouvoir de redistribuer les cartes à tout instant… 

 

© Rich Edwards/Volvo Ocean Race

 

À l’heure actuelle, AkzoNobel en plus d’être devant, semble également être le mieux placé des 6 bateaux à l’approche du Pot-au-Noir. Ils naviguent sur la même longitude que MAPFRE et Dongfeng Race Team,  50 milles nautiques plus au sud ; tandis que l’on retrouve SHK Scallywag à 70 milles sur tribord en latéral (avec une position légèrement plus sud). Dans un article paru hier dans Ouest France, Marcel Van Triest, le routeur de Dongfeng Race Team, qui n’est plus a présenter… prévoyait un après Pot-au-Noir assez compliqué pour l’ensemble de la flotte, puisque la zone de convergence Sud-Pacifique qui suit promet d’être éprouvante… il va donc falloir s’armer de patience pour les 54 marins embarqués sur les 6 Volvo Ocean 65 ! Charles Caudrelier nous envoyait ce matin un résumé de la situation actuelle : « Nous avons remis le cap sur une trajectoire plus directe vers Auckland et une fois de plus nous sommes au contact avec l’autre bateau rouge – MAPFRE – qui croise depuis plusieurs jours à quelques mètres de nous. Après 24 heures de course, nous avons perdu la connexion Internet et nous naviguions à l’aveugle, sans mise à jour des prévisions météo. Nos fichiers étaient trop anciens pour que nous puissions être certains de ce que nous faisions alors nous avons fait un choix tactique : rester au plus proche de nos grands adversaires, MAPFRE !

 

© Martin Keruzore/Volvo Ocean Race

 

Malheureusement, pour la première fois dans cette course, leur choix de routage n’était pas le meilleur. Ils ont navigué un peu trop à l’Est alors que les bateaux dans l’Ouest, en particulier team AkzoNobel, ont opté pour un meilleur choix qui correspondait finalement exactement au routage que nous avions avec nos anciennes prévisions. Maintenant, nous avons résolu le problème de connexion Internet et nous travaillons dur pour garder MAPFRE dans notre sillage. Et ce n’est pas chose facile car, depuis 24 heures, la distance maximale entre nous a été de 500 mètres ! J’ai essayé de les appeler à la radio mais il n’y a pas eu de réponse, ils n’étaient probablement pas de bonne humeur juste après que nous soyons repassés devant ce matin. Désormais, toute la flotte navigue dans la même direction, à la recherche du meilleur point de passage pour traverser le terrible Pot-au-Noir. Nous profitons de ce temps pour nous reposer après ces premiers jours difficiles. »Derrière le duo de bateaux rouges, c’est Team Brunel qui est en cinquième position, à seulement 10 milles de Dongfeng, et à 24 milles devant Turn the Tide on Plastic. La skipper britannique Dee Caffari déclarait plus tôt ce matin : « on a eu une nuit horrible avec beaucoup de nuages et sans vent… les autres sont dans de meilleures positions, et évidemment c’est toujours frustrant d’être dans le groupe de tête avant de se retrouver derrière une nouvelle fois, mais on sait qu’il y a encore beaucoup de route à parcourir, et il y a ce Pot-au-Noir qui peut être très délicat à aborder ; on a 800 milles de plus dans ces conditions ; qui sont un mix de vent arrière et de reaching. »

 

© James Blake/Volvo Ocean Race

Autant appréhender à l’arrière de la flotte qu’à l’avant, ce passage du Pot-au-Noir pourrait aussi bien aggraver la situation que créer une opportunité de revenir sur le peloton pour Turn the Tide on Plastic.« Le vent devrait se renforcer, et on dirait qu’on va passer à peu près au même endroit, avec des vents très changeants… donc on espère que les autres auront des nuages moins chanceux. Nous aurons un angle plus favorable, donc j’espère qu’on aura l’occasion de rejoindre le peloton pour avoir un nouveau départ ! Mais à part ça, je suis très positive, le moral est bon à bord, et il faut juste continuer de pousser. »Comme le souligne une Dee Caffari optimiste et loin d’abandonner :

« Tout peut arriver dans une course de voile ! »

Le petit mot de la fin va aujourd’hui à Charles Caudrelier, skipper de Dongfeng Race Team… qui s’autorise un petit privilège sur cette sixième étape :« L’ambiance est vraiment bonne à bord mais quelques membres de mon équipage sont un peu jaloux de mes repas. En effet, à bord de Dongfeng chaque marin a son propre menu, c’est à dire que nous avons un choix personnalisé de repas lyophilisés et collations. Mais j’ai un problème, pour ma troisième Volvo Ocean Race, je ne peux plus supporter la nourriture lyophilisée. J’ai donc quelques privilèges sur cette étape que – en tant que bon Français – j’ai gagné en faisant la grève de la faim sur deux étapes. Mon menu est maintenant cassoulet et gratin dauphinois … Des traditionnels repas frais venus de France ! Parfois, il y a quelques avantages à être skipper… »

Charles

 

©Martin Keruzore/Volvo Ocean Race

Source: Hugo Chartier

philippe15

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14 Fév, 2018

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